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DVCAM . 16/9 . NB & couleurs . 52' Dans l’espace intime d’un tête à tête, Jacques Gaillot confie sa parole à travers trois chapitres : Etre dans l’évangile ; l’évangile et l’église; l’église dans la société civile et la religion dans la laïcité.
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« A l’occasion du centenaire de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, il y a eu de nombreux débats, en France, autour de la laïcité. Je m’en réjouis et moi-même, j’ai participé à des débats intéressants. La laïcité traduit une revendication d’autonomie de l’individu, dans sa raison et sa conscience. Et on peut dire qu’à la révolution française, il y a eu la conquête de la liberté de conscience. C’est un évènement tout à fait décisif. C'est-à-dire qu’il y avait la liberté de croire ou de ne pas croire. Et c’est tout à fait important. Il y avait une sorte de mise à égalité de ceux qui ne se réclamaient pas de Dieu. Qu’on soit d’une religion majoritaire, minoritaire, on est tous égaux. Et je crois qu’à partir de la révolution, il y a eu une distanciation entre la religion et la citoyenneté. Et ce qui est premier, c’est que les hommes, les femmes soient citoyens. On est d’abord des citoyens. On est ensuite des croyants. On peut devenir croyant. Mais on est d’abord des citoyens. Et être croyant, c’est une démarche de liberté qu’on peut faire ou qu’on ne peut pas faire. Et j’ai la possibilité de ne pas croire. Il y a des fondamentalistes qui ne sont pas d’accord, qui pensent qu’on est d’abord et avant tout croyant. Alors qu’on dissocie les deux et je crois que c’est tout à fait important (…) »
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